CURIOSITES







Napoléon dans les Landes
La voiture de l'empereur est environnée de bergers et bergères landais hissés sur leurs échasses
 et saluant son passage


Cette planche illustre une brochure anglaise publiée à Londres en 1816 à l'occasion de l'exposition de la voiture impériale prise a Waterloo, et intitulée "The narrative of Jean Hornn, military coachman of Napoleon Bonaparte, containing his recollections of that memorable character during the ten years in wich he was in his personal service"   (Londres  London Museum, 1816) 

La légende y est intitulée "The singular guard of honour formed for Bonaparte by the peasantry near Bayonne"

Garde d'honneur à cheval des Landes en 1808


De fait, les passages de Napoléon dans les Landes, sur la route de l'Espagne, ont été rapides.

Ainsi, venu de Bazas, parvient-il  à Mont-de-Marsan en berline, le soir du 13 avril 1808, et passe la nuit en la maison du sénateur Jean-Baptiste Papin,  rue Armand Dulamon. Il se remet en route le lendemain à 7 heures,  escorté par vingt-cinq échassiers, après avoir reçu les autorités locales à 5 heures du matin. Il passe Dax et parvient à Bayonne le 14 avril à 21 heures.  L'impératrice Joséphine fait de même le 26 avril.

Il traverse à nouveau les Petites Landes , " à franc étrier", le 2 novembre 1808,  venant de Bordeaux, passant rapidement à Mont de Marsan, pour parvenir à Bayonne à 3 heures du matin.

En sens inverse, le 19 janvier 1809, venant d'Espagne  et parti à 6 heures du matin de Bayonne, il s' arrête quelques heures à Tartas (où il " trouve le temps de dicter quelques ordres pour le Major général") et parvient à Mont-de-Marsan à 4 heures du matin, ville qu'il quitte aussitôt pour arriver le 20 janvier à  22heures à Bordeaux.

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Les Landais vus par les Parisiens en 1811

Les habitants des Landes
(Source BNF Gallica)

Tel est le titre d'un vaudeville mêlé  de couplets chantés sur des airs connus, créé au très en vogue Théâtre des Variétés de Paris le 21 octobre 1811. La haute société venait y rire des moeurs populaires à une époque pendant laquelle l'Empire napoléonien s'enlisait dans la malheureuse guerre d'Espagne.
Cette courte et aimable comédie du prolifique Charles Augustin Sewrin (1731-1853) se passait dans les Landes, entre Tartas et Saint-Sever, pays étrange que les français découvraient à l'occasion de la traversée vers la péninsule ibérique. L'étrangeté et le pittoresque de ce pays y fit recette.

Le célèbre comédien Joseph Mira dit Brunet  donna même la pièce  devant  l'impératrice Marie-Louise, sa dame d'honneur, duchesse de Montebello et veuve du maréchal Lannes, et Hortense de Beauharnais en son château de Saint-Leu.

Et de fait, tous les stéréotypes y sont représentés. On y évoque respectivement un pays singulier de sables qui rôtissent les talons, sans route tracée, où l'on ne rencontre aucun être vivant de la journée,  la voiture de voyageurs égarés versant dans le sable au milieu de la forêt de pins, les pauvres cahuttes en chaume, les paysans et bergers juchés sur leurs échasses,
"Quels déserts ! faut que nous soyons bien loin de la France " s'écriait le valet venu de Touraine, s'imaginant en Afrique et donc effrayé à la vue d'une domestique noire.
Dans la pauvre métairie landaise on retrouve les nattes de jonc, les gâteaux de maïs, la gourde de vin de Saint-Sever.
On y évoque cependant, malgré la rusticité des lieux, l'hospitalité et la générosité des habitants. On loue la simplicité des moeurs, et la gaité.
L'intrigue est sommaire et sans intérêt. Voyageurs et paysans se rencontrent par hasard la veille d'un double mariage. Se joignent alors à eux le tabellion du lieu puis un tambourineur et une troupe des paysans dont certains munis .... de castagnettes. Tout cela se termine en chants puis danses  sur échasses au son du galoubet et du tambourin.
A propos de la pièce, le Journal des Landes du 6 novembre 1811 écrit: "Le contraste de la rudesse du pays avec les moeurs douces et hospitalières des habitants forme un tableau agréable. On retrouve l'âge d'or dans ces sables affreux".

le comédien Brunet dans le rôle du valet Tremblin qui craint d'être en Afrique
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planches extraites de
Grasset Saint-Sauveur - Voyage à Bordeaux et dans les Landes..., Paris, Pigoreau, 1798


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Courses landaises ...!


Départ du périple Paris-Moscou en échasses réussi en 1861, en 59 jours,
par Sylvain Dornon .... un girondin (l'Illustration)

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L'Asouade

A une époque où l' autorité de l'homme sur la femme était encore un dogme social, tout homme qui abdiquait cette autorité devenait la risée du public Les maris battus ou trompés méritaient châtiment. C'est ce principe qui engendra et perpétua la vieille tradition populaire et burlesque de la chevauchée de l'âne dite l' Asouade  ( venant de ase, l'âne)  pratiquée le dimanche de carême, depuis le Moyen-âge jusqu'à la fin du XIXe siècle 

"Il faut faire courre l'asne toutes les fois qu'une femme se rebeque contre son mary 
et que le mary l' endure".

Asouade dans les Landes - extrait de l'Illustration -1847

A défaut du coupable, un  voisin représentant le mari fautif, revêtu d'habits de femme, était installé à l’envers sur un âne dont il tenait la queue d’une main et de l’autre une quenouille. Les jeunes gens le traînaient ainsi dans tout le village, avec tintamarre huées et chansons, notamment sous les fenêtres du mari où le cortège s'arrêtait .. 
Cette très ancienne coutume d'une époque aux mœurs simples ne manqua pas de donner lieu à des débordements qui la firent juger indécente et contraire à la tranquillité publique, puis interdite. 


gravure de Camille Bonnard -chez Sibuet, Aire-sur-l'Adour-1838

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PUBS















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Avec la Poste




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une vue très folklorique des résiniers
les pots sont devenus des seaux