VOIE AB AQUIS TARBELLICIS


 
Recherche de la voie romaine intérieure directe de Dax à Bordeaux


Un guide, ou plutôt une énumération, de la fin du IIIème siècle, l’Itinerarium provinciarum Antonini Augusti, dit Itinéraire d’Antonin, qui décrit les chemins de l'Empire romain, mentionne que deux voies traversaient les Landes entre Dax et Bordeaux. Il en indique les stations ou relais, ainsi que les distances qui les séparaient.

A l’origine, une voie unique venant d'Espagne par Pampelune - la voie Ab Asturica (Astorga) Burdigala (Bordeaux) - passait par Dax et, de là, rejoignait l’ancienne voie locale du littoral aménagée et utilisée par les romains. Cette voie est aujourd’hui à peu près identifiée, du moins dans sa partie nord, par Mimizan, Sanguinet et Lamothe.

Après la fondation de la cité de Dax comme capitale des Aquenses par Auguste, une autre voie plus directe fut crée pour rejoindre Bordeaux par les Landes intérieures- Iter ab Aquis Augustis Tarbellicis Burdigaman

Trois stations jalonnaient cette route : à 16 lieues de Dax se trouvait Coequosam, puis, à 34 lieues Tellonum, et enfin, à 46 lieues, Salomacum, situé à 18 lieues de Bordeaux. Ce sont là les seules indications contemporaines
La table de Peutinger, recopie de copie d’une carte romaine ( la partie interessante effacée n est qu une reconstitution du XIX e)

Malheureusement cette voie vraisemblablement non empierrée (via terrenae), est complètement effacée. Les traces de ce qui ne devait être, la plupart du temps, que de simples levées de terre et fossés, ont disparu après leur abandon. Le bouleversement du sol, l‘ensablement, l’utilisation possible des éventuels matériaux, et les travaux d’assainissement des Landes au XIX ème siècle ont fini par en faire disparaître les vestiges.

Comme elle devait, en raison de l’absence d’obstacles, suivre sensiblement une ligne droite, les historiens ont tenté de localiser les étapes citées puis de reconstituer le parcours par le raisonnement, et parfois l’imagination.

Aussi, chaque auteur a eu sa théorie et son itinéraire, basés sur la mesure des distances, la toponymie, la tradition, et les rares indices, à ce jour non confirmés par des découvertes archéologiques probantes. On peut seulement supposer que le tracé du chemin utilisé par les pèlerins du XIIème siècle vers Compostelle, par la via Turonensis, s’est largement confondu avec celui de la voie antique. Mais pas partout.

Toujours est-il qu’à ce jour aucun emplacement certain de ces stations n’a pu être déterminé,pas plus que l’assiette et le tracé précis de la voie. Seules la direction et l’emprise sont raisonnablement identifiables.

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La séparation des voies

Déjà, à partir de Dax et au sujet de la division des deux voies allant vers Bordeaux, plusieurs hypothèses ont été émises

Deux voies distinctes à partir de Saint Paul les Dax ?
Une fois passé le pont romain de Dax (emporté par une crue en 1770 et dont les fondations ont été démolies au XIXe), la voie traversait Saint-Paul-lès-Dax puis le quartier de Piye (Fins) où se trouve un lieudit Lavio (la voie) .E.Dufourcet place l’embranchement de deux voies au lieudit la Crouzade (Lacrouts) : l’une vers Laluque, l’autre vers Herm puis Castets (quartier de Sescousse)

Voie unique jusqu'à Castets ?
En 1863, M Alexandre Bertrand (Résumé du travail de la Commission de la topographie des Gaules) émet l’idée que les deux voies se confondaient jusqu’à Castets et que les distances de la voie directe de l’Itinéraire d’Antonin étaient comptées à partir de ce lieu. M Auguste Vielle opte également pour cette voie unique jusqu’à Castets, avec une bifurcation de la voie directe vers Lesperon.

Voie unique jusqu’à Lesperon ?
D’autres, comme Adrien Lavergne, pensent que ni l’une ni l’autre des voies passe à Castets et qu’elles se confondaient jusqu’à Lesperon. (Les chemins de Saint Jacques en Gascogne in Revue de Gascogne T XXVIII janvier 1887). Opinion partagée par H.Tartière (Des voies antiques dans le département des Landes in Annuaire des Landes 1872).
Il est vrai qu’au Moyen Age, les pèlerins venant de Bordeaux avaient en ce lieu le choix d’une voie vers Bayonne et l’autre plus ancienne vers Dax. Sur une carte de 1712, le chemin venant de Bordeaux passe par Lesperon et se dirige presque en ligne droite vers Bayonne, alors qu’un embranchement, signalé comme ancien chemin des pèlerins, bifurque vers Taller, Cassiets (commune de Gourbera) et Dax, et peut constituer la survivance de la voie romaine.

Cet embranchement peut être situé au sud du quartier actuel du Souquet (« Notez qu'a l'Eperon qui veut tirer a Navarre faut prendre à main gauche et passer la Biscaye » précise la Chanson des pèlerins ) D’ailleurs, un lieudit Navarre, où fut une chapelle, existe toujours

L’opinion publique veut que la route de droite touche à Laluque et la voie de gauche à Castets

Orientation de la voie directe

A gauche vers Castets ?
Selon Dufourcet, le chemin passerait près de l’église de Saint Paul lès Dax, traversait le ruisseau de la Herrere sur le pont romain de Mahourat, qui existait encore à son époque, et à coté duquel se trouvait encore une borne, à une lieue gauloise de la maison Deslous. Puis le plateau de Mangat, le camp de Mirepech, en passant devant la maison Latine et dans le voisinage des forges d’Abbesse. Puis, par les points les plus élevés, arrive à Herm ou elle croise une voie secondaire (de Magesq à Labrit par Herm, Gourbera, Beylongue et Rion), puis vers Sescousse , identifié à Coequosa , entre Castets et St Michel Escalus, à 6kms au sud de Castets vers Magesq, puis le Tuc de Lamothe et Lesperon.


A droite vers Laluque ?
Toujours selon Dufourcet, une voie passerait près du Turon, sur les coteaux au dessus du Moulin du Rancez, traverserait les landes de St Paul, Buglose et Laluque (lucus=bois), le ruisseau de la Moule-Vielle entre le Tuc et La Salle (fortifié au moyen age). Mais pour lui, il s’agit là de la voie d’Astorga à Bordeaux, et il place la station de Mosconum au quartier de Cos à Laluque. De ce lieu la voie se dirigerait vers Segosa, qu’il situe vers Lévignac- lieudit Pegros- . Ce qui suppose étrangement que les voies se croiseraient – selon lui près du Tuc de Lamothe.

Au centre vers Gourbera et Taller?
Plusieurs indices peuvent laisser supposer le passage de la voie directe aux environs. D’autant qu’il est établi que le chemin de Compostelle y passait, notamment par l’hôpital de Poymartet. Cirot de la Ville y signale une chapelle détruite sur une hauteur, a quelques centaines de mètres au sud du moulin actuel, près du lieudit Pige, où les pèlerins s’arrêtaient (Histoire de l’abbaye de la Grande Sauve). De même près de Taller, un hôpital existait au Xème siècle à la Fosse Guimbaut – Kio actuel - aux abords de la voie qui devait encore exister à l’époque. Enfin, un trésor monétaire antique du IVème s a été trouvé au lieudit Gouadet (petit gué) en 1985.

Cette voie directe passant aux abords de Gourbera se prolongerait ensuite le long des lignes de séparation des communes actuelles de Laluque/Taller puis Rion/lesperon

Dufourcet signale à Gourbera le chemin appelé Camin Roumiou (Bull. Borda 1877 p 359) qui se dirige de l’ouest à l’est entre les lieudits de Samson et de Tchitchou. Il fait remarquer qu’en le prolongeant dans les deux sens, on voit, qu’il se dirige (pas vraiment) d’un coté sur le Cos (Laluque) et justifierait là l’existence d’une station, et de l’autre coté sur Herm, croisement probable de cette voie avec celle de Coecosa ? ?? Mais il considère cette voie comme un tronçon isolé devant appartenir à l’embranchement qui, selon Dompnier de Sauviac, joignait Soustons à Mosconum, et devait desservir Magesq et peut être jusqu a Vieux Boucau –lieudit Lône- où il y a autel gallo romain, camp et camin roumiou-


Dans un article paru en 1939 Maurice Prat préfère le trajet par Buglose et Lesgor, l'est de Rion, puis Arjuzanx et Solferino vers Labouheyre et Liposthey


Où se situait la station de COEQUOSAM (à 35,5 kms de Dax)


Hypothèse Castets

C’est l’opinion de Dompnier de Sauviac qui fait de Castets la capitale des Cocosates, d’où Cocosa puis Cocquosa , en raison de l’existence d’un oppidum ou castrum sur le Tuc dous Becuts, à 100m du bourg.
Mais il n y a que 21kms depuis Dax, au lieu des 35,5kms mentionnés par l’Itinéraire, et A.Vielle, lui même de Castets, ne le retient pas.

Hypothèse Lesperon
C’est l’option de Dufourcet, basée sur l’existence, du quartier de Sescousse, entre Castets et Saint Michel Escalus, d’ après la toponymie ressemblante (Sezcosa dérivant de Coecosa).
Mais il n’y a que 10,5km de Dax à Sescousse, alors que l’Itinéraire en donne 35,5 jusqu’à Coaequosa. Par ailleurs, passer par Sescousse fait faire un détour si on admet que Tellonum est bien Lipostey (encore que ce détour est possible si l’oppidum est une capitale de peuple)

Hypothèse Laluque

Dufourcet y place la station de Mosconum, à 800 m de l’église en direction de Boos, au lieudit Cos où on a trouve un trésor monétaire antique.
R Cuzacq y remarque sur la carte de Belleyme, une maison La Peyre à 3kms à l’est du quartier de Cos, près de la voie ferrée.
Avant Laluque, à trois Kms de Buglose en remontant vers Bordeaux, près du chemin de fer, le castra de Balambits, grand plateau ovale d’environ 5 ha au dessus du cours d’un ruisseau, avec tertre et double fossé, et coté de la maison Balambits, un autre maison Castera (carte de Belleyme) ou Castrats (carte de Cassini) pourraient être des indices du passage de la voie.
Mais le lieu n’est qu’à 17 kms de Dax.

Hypothèse Le Souquet- Rion Morcenx

Morcenx, et même Rion, ont l’avantage d’être situés sur une ligne droite tracée de Dax à Bordeaux. C’est l’option de Tartière, de Vielle et de R. Cuzacq, lequel indique le lieudit du Tuc de Pouy-Tauzin comme emplacement de Coaequosa (espace assez grand rempli de mamelons, tertres, traces d’anciens fossés et débris de briques que les anciens désignaient comme emplacement d’un cimetière).
Après avoir dépassé Rion, la carte de Belleyme indique une maison de Perroy (peyre roye=pierre rouge) pouvant indiquer la présence d une borne.
Mais Rion n est qu’à 27km de Dax

En 1939, Maurice Prat identifie Coecosa aux hameaux du Petit et Grand Couchoy à l'est de Rion.

A Morcenx (qui pourrait venir de Muro Cinctus=lieu entouré de murailles), le quartier de Cornalis est également à la bonne distance de Dax. Dans ce quartier existaient les maisons les maisons de Perret et Pierrels, dérivés de pierre et peut être en raison de la présence de bornes milliaires. Toujours dans la même direction se trouve Solferino où, lors de la construction de la gare, on a trouvé des monnaies romaines (R.Cuzacq)

Hypothèse Sindères

Selon B. Boyrie-Fénié, la voie venant de Gourbera suivait les limites communales rectilignes qui séparent actuellement Laluque de Taller et Rion de Lesperon. 

A. Longnon, historien spécialiste de la Gaule romaine, dans son Atlas historique de la France, pense devoir situer Coequosa entre Lesperon et Sindères, à 5km500 mètres de chacun de ces villages. Ce serait donc là que se situerait l‘oppidum des Cocosates, le peuple signalé par César.

Sindères correspond en effet à la distance de 35,5kms depuis Dax, indiquée par l’Itinéraire d’Antonin. De plus, ce nom de Sindères évoquerait un endroit ou abondent les chemins, appuyé par les lieudits Bioué, (venant de bivium, lieu d’aboutissement de deux chemins), Treuil (venant de trivium, lieu d’aboutissement de trois chemins) et Carrayre.

Coaequosa, mot indiquant idée d’égalité, correspondrait également bien à Sindères situé à la même distance de Dax que la station de Mosconum sur l’autre voie (16 lieues). Enfin, la tradition orale du village évoque un ancien parcours appelé Levada

Les autres hypothèses

Uza
Option de Desbiey (Mémoire sur la meilleure manière de tirer parti des Landes de Bordeaux -1776) qui cite le comté dUza ou le fief d’Escouasse, sur la route du Vignac à Mezos. Mais c'est à 38kms de Dax, et trop écarté de la ligne droite Dax Bordeaux
Levignac
Option de Walckenaer (Géographie ancienne des Gaules T I p 303- analyse des itinéraires T III) à la métairie Causseque. Dufourcet y signale, au lieudit Pegros, une chaussée qui porte le nom de Camin Roumiou, entre le Tuc de Lamothe (intersection de deux voies ?) et le vicus d’Uza où Dompnier de Sauviac a relevé l’existence de constructions antiques. Selon Dufourcet, la voie irait ensuite vers Mezos et Pontenx .
Ousse
Option de Joseph Dudon (Revue du diocèse d’Aire-mars 1872) Ousse qui s’appelait autrefois Cousse. Mais le lieu est trop à droite de la ligne directe



LA VOIE DE LAHARIE A CAP DE PIN

Bien qu’imprécis, c’est à peu près le tracé repris par l’actuelle route nationale.
A Laharie, se trouvait le Castrum de Farina, qui semble désigner un farreum, nom latin signifiant "grange, grenier à blé", donc station d'approvisionnement.
Aux environs du lieudt Belloc, selon Tartiere, on trouve une chaussée connue dans le pays sous le nom de Camin Roumiou (Des voies antiques dans le département des Landes). Desbiey aurait trouvé différents vestiges de cette voie à la fin du XIXe s, en indiquant que l’eau des pluies d’hiver laissait à découvert une chaussée bien alignée.
En1990, Francois Didierjean y repère en photographie aérienne un tronçon rectiligne d’une largeur d’une vingtaine de mètres, à l’ouest de la route nationale actuelle..

LA VOIE DE CAP DE PIN A LABOUHEYRE

Le chemin continue en ligne droite vers le lieudit Berroute (commune de Lue) en dessous de Labouheyre ( Berroute pouvant venir de via rupta =voie percée)

F.Arnaudin (Choses de l'ancienne Grande Lande 1923) en découvre le passage au sud du Campot de Desquives, à quelques 50 m de la route, au nord est du bourg ..

Tronçons d’une rue dallée de forme concave dont la tradition donne le nom de Camin Roumiou, qui semble assigner une origine antique, et non loin de cette rue les restes d’un mamelon artificiel qui peut faire penser à un tumulus contemporain de la voie romaine. (40 pieds de largeur sans compter les deux fossés qui le bordent- traverse le ruisseau de Lespomaredes au gué du Troulh et se dirige vers Cap dePin où il le retrouve à ‘ ouest de la maison de Dupiau, en direstion de Belloc, à 3 ou 400m de la nationale. La, il s’arrête brusquement, sans aucune trace au delà sur les hauteurs qui ôotoient le ruisseau de Capdevin) Entre Tuyas et le Domaine il a été trouvé une pièce de Constantin III ( Arnaudin)

LA VOIE DE LABOUHEYRE A LIPOSTHEY

Labouheyre (anciennement et successivement appelée Erba Faveria, Herba Faveria, Herba Falberia, Herbe Faverie, Bohaniram, Bahoneyre, puis Labo Heyra) ne figure pas sur l’Itinéraire d’Antonin, mais il est vraisemblable que la voie romaine traversait ce lieu.


Où se situait la station de TELLONUM ? (à 40kms de Coequosa)
( telonium = péage)

Une majorité d’auteurs situe Tellonum à Liposthey, probablement au lieudit Citran. Des traces de ce qui pourrait être la voie antique – double trace rectiligne des fossés - ont été repérées au sud du village, à l’est de la route nationale, se dirigeant effectivement vers ce lieu.
Divers actes anciens mentionnent également un Grand chemin royal qui se continuait comme chemin royal vers Escource.

Mais d’autres ont une opinion différente. B. Boynie-Fenié évoque le lieudit Taraouène, à l’ouest du Muret (dont le nom pourrait évoquer un mur d'enceinte), qui correspondrait à la distance de 40 kms depuis Coequosa si celui-ci est bien Sindères (bull Société de Borda 1983).


LA VOIE DE LIPOSTHEY AU MURET

Le tronçon de voie repéré à Liposthey se dirige vers Le Muret. Des traces ont également été repérées, toujours à l’est de la route nationale, peu après l’aire de repos actuelle. Au-delà, les auteurs du XIX parlent d’une levée antique qui a conservé jusqu’à Belin le nom de Camin Rouman

LA VOIE DU MURET A BORDEAUX

Où se situait la station de SALOMACUM ?

Deux écoles s’affrontent

- voie par Salles qui serait Sallomacum de l’Itineraire, 26, 640 kms de Tellonum

On a longtemps considéré que le lieu devait être situé à Salles, bien qu’écarté de la direction immédiate vers Bordeaux. C st l’option de d’Anville, Walckenaer, Jouannet, Vielle, Tartière et Dompnier de Sauviac

D’Anville (Notice de l’ancienne Gaule p 229) arguant du fait que l’Itinéraire d’Antonin comptait 64 lieues gauloises entre Dax et Bordeaux alors que la distance en ligne droite n’était que de 60, justifiait ce détour, d’autant qu’y était relevé l’existence d’un pont sur la Leyre portant encore le nom de pont romain.

Entre Salles et Belin, entre le quartier de Lavignole et la maison de Marguit, la tradition montrait l’assiette d’une voie romaine, une antique levée qui a conservé le nom de Camin Roumiou dans les documents cadastraux.

Jouannet prétend qu’un embranchement de voie romaine devait exister entre Salles et Belin, et qui aboutissait a Belin à des ruines appelées Pont Romain. On y voyait des arches et un reste de culée au milieu de la rivière mais aucun vestige sur l autre rive, la Leyre s’étant jetée plus au sud.

Dans ce cas, la route directe par Belin serait une voie secondaire pendant l’antiquité, devenue par la suite principale pour les pèlerins du Moyen age.

Mais cette théorie est récemment contestée en raison même de l’incohérence de la distance et du peu de fiabilité de la parenté toponymique de Salles avec Sallomacum. Salles proviendrait plus sûrement de Sala=château

Mais on peut aussi considérer que la voie passant par Salles rejoigne l’autre voie à Marcheprime – la Croix d’Hins- où était situé une borne romaine

- voie directe par Belin-Le Barp et Cestas

Salles -Le Barp- La Lebade- lieudit Saroc de la Peyre- Cestas- ( sestas = 6 lieues gauloises) Ornon - qui correspond aux 18 lieues indiquées depuis Bordeaux

L’ancienne RN 10 suivant à peu près exactement le même tracé que la voie, c’ est à ses abords et aux endroits où la route actuelle fait des détours qu' il serait utile d’ en rechercher les traces


version François Saint-Maur 1873
version B.Saint-Jours 1928

version E. Dufourcet

tracé des voies selon Maurice Prat


A SUIVRE ... peut-être

COCOSA ET LE COCOSATES
un casse-tête

( une version pdf plus complète au sujet de la localisation de Cocosa)


A LIRE


APARISI-SERRES - Sur le Camin Arriau -bull Soc.Borda 1932
S. BARRAU et J. BOURDEN - Voie romaine en pays de Born - bull. Soc.Borda 1979
S. BARRAU et J. BOURDEN, La voie romaine de Saint-Julien à Castets - Aquitania T17 - 2000
J. P. BOST - Les routes d'Aquitaine dans Les itineraires antiques-Geographica historica Etudes Ausonius T II Bordeaux 1998
J.P. BOST et B. BOYRIE-FENIE- Auguste, la Gaule et les routes de l'Aquitaine: la voie directe de Dax a Bordeaux -bull. Soc.Borda 1988
B. BOYRIE-FENIE - Aperçu sur la voie romaine Bordeaux-Dax par Salles -bull. Soc.Borda 1983
H. CAVAILLES - Le problème de la circulation dans les Landes de Gascogne - Annales de géographie 1933 n° 240
A. DE CAUMONT -Voies romaines dans les Landes de Gascogne - Revue d'Aquitaine 1865
R. CUZACQ - Les Grandes Landes de Gascogne - études historiques et géographiques 1893
Description des voies romaines dans les Landes de Gascogne- bulletin de la Société des sciences et Arts de Bayonne 1878-1879
E. DUFOURCET - Quelques notes archéologiques et historiques sur le pays du Marensin in Bull. Société de Borda 1877
Les voies romaines et les chemins de Saint Jacques dans l'ancienne Novempopulanie - Congres Archéologique de France 55e session Dax Bayonne 1888
X. DUPUIS - Découverte d'une voie romaine à Dax - Archéologia n°162- 1982
V. FOIX - A propos du Camin Harriou -bull. Soc.Borda 1931
R. LALANNE - Emprise du Camin Arriaou - bull Soc.de Borda 1978
C. MARTY - Découverte de tronçons de la voie antique de la Haute Lande - bull. Soc. Borda 1997
PEYNEAU - Découvertes archéologiques au pays de Buch T II 1926
Quelques mots de plus sur le chemin Harriaou -bull Borda 1931 p85

M. PRAT - Le tracé probable des voies auréliennes de Dax à Bordeaux - Revue géographique de Pyrénées et du Sud-Ousest -Tome 10 -1939
B SAINT JOURS - La double route romaine de Dax à Bordeaux- bull. Soc.Borda 1928
Sur la voie vers Capbreton - bull. Soc. Borda 1933
La route romaine du littoral des Landes 1930
P. SILLIERES - Voies de communication et réseau urbain en Aquitaine romaine dans L MAURIN Villes et agglomérations urbaines antiques
H. TARTIERE - dans Annuaire des Landes 1872
A. VIELLE - Voies romaines dans les Landes de Gascogne - Revue d'Aquitaine -vol 10-1866